jeudi 7 janvier 2010

Celte

image prise sur:
http://img31.picoodle.com

J’étais chef de ma tribu. Et, j’étais femme. J’avais battu Cardoc’h en un loyal combat.
Je n’étais pas très grande, mais peu osaient se mesurer à moi, que ce soit à mains nues, à la hache ou avec le glaive de fer que j’avais gagné lors d’une bataille. J’avais acquis le droit de diriger mon clan.
Les raids recommençaient, les feux sur la côte nous avaient avertis. Cette fois, nous n’allions pas nous laisser surprendre.
Le Druide prépara la cérémonie qui devait nous apporter la victoire, nous rendre invincibles.
Un belle flambée s’élevait au centre du village. Nous avons mangé, bu, chanté, dansé, célébré les dieux et le Druide a dessiné sur nos corps les runes de force et de protection . Sur mon ventre, le bouclier fait de toutes les runes . J’étais désormais invincible.
Les vieillards et les enfants se sont endormis.
La nuit s’étendait encore sur la terre, lorsque nous nous sommes élancés vers notre destin.
Certains d’entre nous s’enfouirent dans des creux du sol, invisible derrière les rochers les moins hauts, les autres se fondaient aux grandes pierres, les corps couverts de peinture bleutée. Le brouillard s’étendait en nappes fuligineuses qui s’enroulaient autour des menhirs.
L’ennemi approchait, nous entendions les coups sourds de leurs pieds frappant le sol, ils parvinrent bientôt où nous les attendions. Et tandis qu’ils s’avançaient, prudents, les yeux englués par les vapeurs fantômes, nous surgîmes enfin, criants, hurlants, le visage déformés de peintures de guerre, nus comme des vers, effrayants !
Nous pouvions lire l’horreur dans leurs yeux ! Hommes, femmes jaillissaient du sol et fauchaient les jambes, pendant que d’autres semblaient prendre vie dans le cœur des rochers et de leur courtes lames égorgeaient, plantaient, décimaient tandis que les pen-baz s’abattaient.
Ma hache tournoyaient, fauchait. Ce jour-là bien des têtes ornèrent les pierres sacrées !
J’empêchait les miens de poursuivre ceux qui s’enfuyaient.
Nous apprîmes plus tard que de notre pays l’on disait que les morts se joignaient aux vivants pour défendre la terre.
Ar Men

lundi 21 décembre 2009

Matin de décembre


Alors que la neige est tombée dans la nuit, le matin réveille de ses feux la terre encore endormie dans le silence heureux des rêves de l'oubli.

lundi 30 novembre 2009


Quand le soir est tombé et que la nuit décore mes fenêtres, je peux encore rêver.

mardi 13 octobre 2009

Aube

lundi 12 octobre 2009


Une lettre après l’autre, un mot après l’autre, une phrase après l’autre, je construis.
Une émotion, un sentiment, une pensée, un ressenti.
Une réflexion, une autre forme de pensée, une recherche, je m’instruis.
Une phrase, une émotion, une réflexion, je lis.
Le même monde dans un autre monde, une autre vie.
Héros ou héroïne, je deviens autre et je m’oublie.
Jeune ou vieille, forte ou frêle, sage ou rebelle,
A chaque livre, chaque poème, je me révèle
Et je reforme ma pensée, m’instruisant dans le ressenti
D’un être imaginé, aux sentiments prêtés par un esprit
Différent, étonnant et quelque fois semblable.

dimanche 23 août 2009

Fuir.......dans la lumière


Fuir et se noyer dans une mer de soleil, s'enflammer et renaître au monde, tel un phoenix, les ailes déployées.

mardi 30 juin 2009

rien que du plaisir


En revenant à la plage du Gouérou, j'ai retrouvé mes premières impressions lorsque j'ai débarqué en Bretagne. Un vrai bonheur.....